màj: 07/01/2010

 

URBANISME (idées personnelles)

 

INTRODUCTION

 

Le but est de trouver des règles souples qui autorisent une part de hasard.

L'urbanisme actuel mène à l'échec car il impose des maxima à ne pas dépasser, les dépasser créerait alors un désordre inacceptable par le politique et de plus ferait jurisprudence et le POS serait alors à réviser.

Si des règles strictes ne sont donc pas l'idéal, il faudrait en trouver qui permettent seulkement de limiter les exceptions sans les interdire. Cela demande donc deprendre en compte l'existence d'une anomalie possible et de l'intégrer dans la ville en adaptant la ville autour de cette anomalie.

Dans un premier temps le travail est celui d'un sculpteur ou d'un peintre paysagiste: définir des volumes d'ilôts et des profils de rues, des volumes de vide harmonieux c'est à dire laissant d'une part passer la lumière mais donnant surtout une diversité de projets.

On peut alors parler d'un urbanisme interactif qui à chaque intervention modifie ses règles. C'est un peut comme des lois générales qui sont interprêtées au cas par cas.

La ville réagit et s'adapte physiquement et non plus psychologiquement aux interventions qu'on lui fait subir.

BATIR UN NOUVEAU TYPE DE QUARTIER

LE TRACE

Le terme de tracé pose dans un premier temps, le problème de la territorialité, c'est à peu près le seul stade où l'intervention unique du politique est nécessaire, c'est lui qui décide de ce genre d'orientation dans une réflexion globale au niveau national.

Chalon sur Saône a fait l'objet d'une étude globale de stratégie de placement de la ville depuis le simple maillage urbain à l'échelle de la France, jusqu'au maillage à l'échelle de l'Europe.

Dans un deuxième temps l'acte du traçage est de définir les grands axes de l'expansion. Sont ainsi décidées les nouvelles limites de la ville et ébauché le percement des grandes avenues et boulevards qui vont permettre de relier stratégiquement (pris ici aussi bien dans le sens militaire qu'économique) les différents quartiers ou de traverser la ville. Cette décision revient alors aux acteurs politiques, culturels et économiques à l'échelle de la région puis de la ville. Le rôle n'est ici plus simplement politiques mais nécessite déjà l'intervention de spécialités qui ne sont plus du ressort des simples hommes politiques, la qualité commence déjà à ce stade.

L'intégration d'une approche sensible de la ville est alors primordial. L'urbanisme ne se base alors plus sur l'homme n'est plus pris comme une simple unité de mesure (cf le Modulor) mais sur un groupe d'individus constituant la population d'une ville avec ses us et coutumes.

On ne cherche plus dans ce cas à faire des hommes meilleurs, plus propres, plus aseptisés par un canon du bon sauvage.

CHRONOLOGIE

La chronologie du projet d'urbanisme est déterminante. Elle permet d'avancer dans le bon sens et de limiter les erreurs. Les projets aujourd'hui sont tributaires de l'évolution de la société: accélération du temps, compression des délais de réflexion et efficacité des solutions à mettre en oeuvre sont les grands slogans de cette fin de siècle. Les politiciens sont les premiers (pour une fois) à en faire les frais, ils ont à peine voté une loi qu'elle semble déjà désuète et demande rectification avant même d'être appliquée. Les orientations à long terme sont difficile à maintenir, la versatilité des opinions, déformées de surcroît par des campagnes de sondages intempestives.

La ville au milieu de cet ouragan fait figure de dinosaure. Sa lenteur à évoluer, les moyens financiers nécessaires à cette évolution demandent quelquefois des années avant de pouvoir être réunis.

D'où une situation paradoxale: la société semble changer à vitesse exponentielle alors que la ville, elle, fait du surplace.

Le problème réside peut être dans le fait que la ville ne doit pas nécessairement évoluer à la vitesse de la société. On serait même tenté de dire que plus la société évolue vite, plus la ville se protège et se fossilise.

Cependant elle doit évoluer mais sa vitesse est à trouver. Une orientation possible, celle que je propose ici est de la faire évoluer par petits bouts et non pas comme avant par opérations de vastes envergure.

Les ilôts sont à l'échelle de chaque ville et les projets égalements.

La ville de Chalon-sur-Saône, par exemple, est bâtie sur une trame médiévale, les parcelles sont étroites et très profondes, le dernier POS va exactement dans le sens inverse avec des parcelles de grandes dimensions, et des linéaires sur rue disproportionnés. Une position médiane est donc nécessaire afin de ne pas dénaturer le plan d'ensemble et créer des zones trop différenciées.

De petits projets plutôt que de grandes opérations permet une évolution plus régulière de la ville au lieu d'extensions par à-coups. Chaque opération de ce fait a le temps d'être assimilée.

DENSITE

Les projets récents ont eu tendance à densifier verticalement en laissant de grands vides entre le bâti, la position médiane serait ici d'avoir des projets moins denses verticalement et plus proches les uns des autres, tout en maintenant des distances respectables permettant l'ensoleillement de tous les niveaux.

LOTISSEMENT

Il est nécessaire pour chaque ville de trouver le bon parcellaire. Ou lorsque le parcellaire historique n'est vraiment plus acceptable pour les normes actuelles de qualité de vie, de trouver une transition douce et régulière afin de ne pas opposer de part et d'autre d'une rue, une succession de façades étroites d'un côté et une façade unique de l'autre.

De récentes réalisations ont intégré cette notion en divisant la longue façade sur rue en plusieurs façades, donnant l'impression d'une succession de bâtiments différents et non une façade unique.

EVOLUTION

IMMEUBLES EXISTANTS

JARDINS PUBLICS

DISPOSITIONS AUX LIMITES

EQUIPEMENT PUBLICS

 

 

LE VOCABULAIRE URBANISTIQUE

Il est essentiel de trouver une terminologie commune à tous les intervenants de la construction, des instances collectives au Maître d'œuvre en passant par les Maîtres d'ouvrages.

LA RUE

LA PLACE

C'est la ponctuation de la ville. Les places doivent permettre de se repérer dans la ville, la liaison entre deux places permettant de s'orienter. Leur échelle et l'ambiance qui y règne est en fonction des bâtiments qui la borde. Une place bordée de bâtiments publics ne peut être traitée de la même manière qu'une place bordée d'immeubles d'habitation.

L'AVENUE

LE BOULEVARD

L'ILOT

LE JARDIN PUBLIC

LE PONT

LES MODES DE REPRESENTATION

De même doit-on trouver un vocabulaire commun pour définir un projet urbain, il faut trouver un mode de représentation du projet qui permette non seulement de comprendre l'organisation d'un quartier mais aussi l'ambiance qui doit y règner.

Aujourd'hui pour obtenir un permis de construire il faut fournir un volet paysagé montrant l'intégration du bâtiment dans le site. Pour un projet urbain il doit en être de même.

 

REGLES DU JEU:

PROPOSITIONS POUR UN NOUVEAU TYPE DE REGLEMENT

La rue se définit par des gabarits inférieurs et supérieurs, selon l'ambiance, l'importance que l'on veut lui donner. Chacun peut se placer à volonté entre ces deux limites.

Différents cas peuvent se présenter pour la construction d'un ilôt:

- le bord de l'ilôt à traiter se trouve sur un axe structurant, la perspective est alors l'élément moteur de la conception, les façades seront donc dans l'alignement sans rupture. Donc pas de percées sur l'intérieur de l'ilôt ou alors par un porche n'excédant pas R+1.

- couleur le bord de l'ilôt se trouve sur une petite rue de desserte, les percées sont alors vivement conseillées, les façades n'auront pas la nécessité d'être strictement dans l'alignement.

Lors de la conception d'un bâtiment sur une parcelle faisant elle-même partie d'un ilôt en cur de ville, il y a alors deux cas:

- le bâtiment à construire est entouré de bâti, l'architecte devra alors établir précisément les relations que va entretenir son projet avec ce qui l'entoure (c'est ce qui se passe déjà, rien de nouveau ici)

- Le bâtiment n'est entouré par rien ou bordé par du bâti que d'un côté, l'architecte devra alors dans son dépôt de permis de construire proposer un volume bâti de l'entourage non encore construit qui permettra de donner des orientations à ceux qui construirons ensuite et donc harmoniser en amont. Le projet n'est alors plus conçu comme un objet isolé mais qui interagit directement avec ses voisins. Il définit des règles pour le bâtiment suivant.

 

 DIVERS

 

Louis BESSARD Arch DESA - Gwénaële BESSARD Arch DESA
6 place Pontus de Thiard - 71100 CHALON-SUR-SAONE
Tél: 03 85 44 96 62 - Fax: 03 85 48 06 61 - Email: louis.bessard@wanadoo.fr