LE DIPLOME

Juin 1995 - ECOLE SPECIALE D'ARCHITECTURE - 254, BD RASPAIL 75014 PARIS


 

HISTOIRE ANCIENNE DE CHALON

 

La ville est sans aucun doute apparue bien avant l'arrivée de Jules César. Sa situation a toujours été extrêmement
favorable au développement du commerce.
A l'arrivée de César malgré une révolte de la ville qui se rallie à la cause de Vercingétorix (alors qu'elle est sous la
tutelle de la ville de Bibracte qui s'était allié à César), il remarque la tranquillité du lieu et lui confère un caractère de grenier à bled.
Les réserves ainsi créées servent soit à l'alimentation de son armée soit à celle de sa patrie.Pour assurer son
autorité, César laisse 2 lieutenants l'un à Chalon l'autre à Mâcon.
La ville connait alors (264) une croissante florissante industrielle et commerçante.
Un pont relie les deux rives en passant par l'île Saint-Laurent.
C'est à Chalon que Constantin voit une apparition céleste (croix de feu) et se convertit au catholicisme.`
"En 264, Chalon fut pris ruiné par Chrocus, roi des allemands, premiers précurseurs de ces hordes de barbares
qui devaient un jour envahir notre pays" (Baron Charaud - Histoire ancienne de Chalon-sur-Saône (1815-1853))


1° - Assiette de Chalon (chap. II p.20-21-22)
"Sous la dominante romaine, c'est-à-dire cinquante avant J.C. , jusqu'à l'année 407, Chalon fut environné d'un rempart flanqué de hautes tours bâties à 80 ou 100 pas l'une de l'autre. Cette ceinture de pierres et de briques a la forme d'un écu, la pointe de l'écu est placée à l'entrée Nord de la Grande Rue et les deux extrémités tombent sur la rive droite de la Saône".
Deux portes sont ménagées, l'une à l'entrée de la rue du Châtelet pour la route de Lyon (porte au Change), l'autre à l'entrée Nord de la Grande Rue route de Beaune, d'Autun et de Besançon). A l'intérieur de cette enceinte, une ligne droite ou à peu près droite part de la Porte au change, longe le quai à 100 pas de distance environ et va abourtir à un temple païen sur lequel fut construit Saint-Vincent. Cette ligne qui longeait le rempart forme aujourd'hui les rues au Change, du Châtelet et Saint-Vincent.
Du temple païen, cette ligne contourne au Nord suit l'emplacement de l'évêché, du collège, abouti t à la
Porte d'Autun, (entrée de la Grande Rue) puis revenant au S.O. décrit une courbe qui aboutit à la Porte au change, point de départ. Ce demi-cercle intérieur forme aujourd'hui les rues aux Fèvres et Saint-Georges).
Enfin, une ligne presque droite coupe la ville en deux, elle part de l'entrée Nord de la Grande Rue et aboutit sur la Saône. Cette voie forme la Grande rue, assiette de nos jours encore conservée, car depuis la domination romaine Chalon, dès sa première enceinte, a fort peu varié, comme nous le verrons dans le cours de ce récit.
L'intérieur de la ville décrit dans ses points importants, sa ceinture moins de pierres que de briques également reproduite en sa forme, voyons à l'extérieur ; pour ajouter à la fortification de la ville, la situation naturelle des lieux est sagement utilisée.
Du côté de la Saône, le rempart parallèle au cours d'eau est défendu par la rivière qui coule à 100 pas de
sa base. A l'Est, au Nord et dans une portion du couchant comme la rivière n'offree plus de défense naturelle, l'on y supplée.
A Gergy, en aval de la Saône, on creuse un fossé qui fut dit du Pontet, lequel traversant Sassenay, Crissey, Saint-Jean-des-Vignes déjà existants, arrive à l'emplacement de la Place de Beaune non loin de la Porte d'Autun.
Là, le fossé se bifurque, une branche contournant au matin le Rempart en mouillant l'emplacement du collège, de l'évêché et de Saint-Vincent tombe dans la Saône près des terrains occupés aujourd'hui par la jolie habitation de Monsieur de SCORAIL.
L'autre branche passe devant la Porte d'Autun, longe le rempart Saint-Georges puis s'éloignant brusquement de la ville traverse le paquis de Gloriette et vient tomber en Saône à peu près où est aujourd'hui l'embouchure du canal du Centre. En cet endroit, ce fosssé prend le nom de Voie Perrusssot.
Pour terminer, cette ceinture d'eau subitement interrompue par la seconde branche du fossé de Gergy inclinant trop au soir, de Saint-Georges à la Saône, dans les terrains contournant l'hôtel de Montcoy, la gendarmerie et la rue du Port-Villiers, est creusé en canal alimenté par la Saône. En face des portes au Change et d'Autun sont jetés ponts pour franchir le fossé circulaire et pénétrer dans la ville. Encore aujourd'hui, en parcourant les lignes que nous venons de tracer, on reproduit aisément cette forme première d'un écu et, à la simple vue, il est
facile de s'en rendre compte
Du reste, la nature même de ces fortifications, atteste leur origine romaine.
Nous avons dit dans notre coup d'oeil général en tête de ce chapître, qu'Auguste par Agrippa son gendre fit traverser la Gaule par quatre grands chemins dont on rencontre encore aujourd'hui nombreux vestiges.
L'un de ces chemins tendant de Lyon à Chalon-sur-Saône au milieu du paquis de Gloriette se bifurquait en laissant Chalon sur sa droite. Une des branches passant au bas de la Citadelle tendait à Besançon, et l'autre incliant au N.O. passait par Mercurey, Autun, et allait à Auxerre".


Chapître III - De 407 à 534
ROYAUME DE BOURGOGNE : L'ALSACE - LA FRANCHE-COMTE, LA SUISSE ET PARTIE DE LA GAULE
LYONNAISE
p. 31`


" "Dans cette période, et dès la fin de la précédente, Chalon ne fit que suivre une voie de décadence. Les fortifications de la ville complétes ou à peu près complètes sous les Romains d'abord en partie renversées par Chrocus, le furent une seconde fois par le fier Attila.
En outre, de ces deux désastres publics, l'apparition du culte catholique en faisant disparaître les vieux temples païens alors remplacés par de pauvres chapelles ou petites églises, sous le rapport artistique et monumental que plus tard il porta si haut, était pour le moment une véritable déchéance.
Ainsi avait disparu au matin de la ville un vieux temple païen ; sur ses ruines on construisit d'abord une chapelle puis une église qui porta le nom de Saint-Etienne. Le temple lui-même s'était élevé sur les remparts romains alors détruits. On ne peut préciser la date de cette fortification, mais une chose est certaine c'est qu'elle existait bien avant 491 époque de l'entrevue d'Aurélien et de Clotilde.
Le fondateur de cette église est inconnu, on a dit que c'était Etienne roi sur les bords de la Saône, qui aurait dans les premiers siècles du christianisme, construit notre église sous le patronage de son nom et ce, non seulement à Chalon-sur-Saône, mais encore à Lyon et à Besançon. Mais selon le Baron de Belloquet, ce roi Etienne aussi bien que son royaume sont apocryphes, on ne peut donc rien assurer à cet égard.
Au Sud-Ouest de la ville, encore sur les rempart romains, avait existé un autre temple païen ; ce temple avait disparu et sur son emplacement ou tout près de son emplacement, s'était élevée, probablement en cette période de fondation très reculée, une chapelle d'abord dédiée à la Vierge et qui fut plus tard Saint-Georges.
Le temple de Diane, dont nous avons parlé dans le chapître précédent, au titre des antiquités chalonnaises, avait aussi dû disparaître, mais n'avait point été comme les deux premiers changé en Eglise Catholique. Telles sont les faibles conjectures que nous présentons, ne pouvait rien affirmer de bien concluant à cette époque, sauf l'existence de Saint-Vincent qui alors et positive, le reste est à vrai dire mieux pressenti que justifié par des documents historiques.

Chapître IV - De 534 à 768
ETABLISSEMENT DES FRANCS EN BOURGOGNE - CHARLEMAGNE
p;49-50


Chalon, dans cette période dévastée par XXXX fils de Clotaire Ier en 560, par le cruel Abderame en 731, devait être singluièrement en ruine sous le rapport de ce qui restait de ses fortifications. Cependant, il avait conservé sa forme antique d'un écu.
A l'intérieur de l'enceinte, les innovations avaient été peu sensibles.
Théodobert et Thierry y avaient fait battre monnaie.
Saint-Etienne devenu Saint-Vincent avait été agrandi par l'évêque Agricole. Le palais du roi Gontran occupait la place libre du Châtelet;
La porte au Change fermait l'avenue du Château, la rue au Change formait cette avenue. Les prisons, derrière la sous-préfecture actuelle étaient une portion de cette habitation royale.
Près de la porte d'Autun ou plutôt alors la porte de Beaune à l'entrée de la Grand'Rue, il y avait des prisons.
Je place là cette prison car l'évêque Saint-Loup XXXX, de Saint-Vincent à l'abbaye Saint-Pierre, dut passer en cet endroit, et là eut lieu le miracle que nous avons rapporté plus haut ; si le fait est contestable en tant que miracle, il est admissible pour nous fixer sur les lieux où la scène dit-on s'est passée.
A l'extérieur, la ville tendait un peu à sortir de son enceinte, le cimetière était toujours à la Citadelle, il y avait dans ce cimetière un ermitage ; XXXX, évêque de Chalon, ancien chancelier de Gontran, y fonda l'abbaye de Saint-Pierre. Le voisinage de l'abbaye attire de ce côté quelques constructions ; en ce lieu était aussi l'höpital Saint-Eloy existant dès l'année 632. La voie Agrippa, traversant le paquier de Gloriette était réparée par la reine
Brunehaut.
A Hubilac, était fondée par Gontran l'abbaye de Saint-Marcel. Ce lieu paraît avoir été un endroit de prédilection pour les habitants de Chalon, Priscus notamment, chef de la justice, y avait sa maison de campagne.
De la fondation de l'abbaye, le village d'Hubillac prit le titre de Saint-Marcel. A Saint-Laurent, île habitée depuis 649, il n'y avait pour toute construction qu'une cellule isolée, où se retiraient les évêques de Chalon. Saint-Grat, comme nous l'avons vu, fit construire en cet endroit une église, qu'il plaça sous le vocable de Saint-Laurent ; de ce jour, l'île prit plus d'importance et elle fut désignée sous le nom de Saint-Laurent, patron de la nouvelle église.
Enfin, pour aller de Chalon à Saint-Laurent, il y avait un pont. La légende de Saint-Grat, que nous avons rapportée, fournit pour ou contre cette question deux arguments.
D'abord, elle nous représente Saint-Grat traversant la Saône sur un pont quand il entendit cette voie céleste s'écrier ; Ite missa Est. C'est du pont que le saint homme jeta son anneau dans la Saône, puis 7 années après, quand Saint-Grat se croyant réconcilié avec Dieu (son anneau étant retrouvé) revint de l'île dans la ville, la légende ne nous le représente plus traversant la Saône sur un pont, mais bien dans un modeste bateau.
Dans cet intervalle de 7 années, le pont dont il est parlé antérieurement était-il tombé ? Aucun chroniqueur ne le dit, ou bien plutôt, et c'est ma pensée, le chroniqueur qui nous a conservé la légence de Saint-Grat en faisant traverser le pont au digne prélat, ne s'occupait-il pas plutôt de l'état des choses de son temps que de l'époque où se passaient les faits par lui relatés. A part la légende de Saint-Grat, il n'est sur l'existence de ce pont prétendu aucun autre document historique. J'ai donné au lecteur les arguments pour et contre, je lui ai dit vers quelle opinion je penchais, c'est maintenant à lui à opter dans sa sagesse.

Chapître V - De 768 à 1032
DE CHARLEMAGNE A HENRI PREMIER
p. 61-62


1° - Asssiette de Chalon
2° - Saint-Laurent portion de l'empire
3° - Dûché de Bourgogne et Comté de Chalon
4° - Justice
(De l'an 764 à l'an 1022)
Dans cette période, Chalon dévasté par Lothaire, par les Normands, et par les Hongrois, dut naturellement perdre de son importance, sa forme antique était maintenue car on la retrouve encore aujourd'hui, mais après trois désastres successifs, ce qui existait de ses fortifications avait dû singulièrement s'amoindrir et disparaître
Dans l'intérieur de la ville, voici les quelques innovations à relater ici sous un point de vue succinct : ces faits ayant été accidentellement énoncés dans le cours de notre récit.
1° - La fondation de la maison d'école par Charlemagne, au lieu où est aujourd'hui le collège.
2° - Palais Gontran devenu hôtel des Monnaies.. En 864 transporté à Saint-Laurent.
3° - Agrandissement de Saint-Vincent par Charlemagne, au faubourg de Saint-Jean de Maizelle, l'église
Saint-Jean, avec son cimetière, à la Citadelle l'abbaye de Saint-Pierre qui avait pris quelque importance, sous l'épiscopat de l'évêque Gerblod est dévasté par les Normands et les Hongrois, mais l'évêque la rétablit. Le cimetière de la ville était toujours aux portes de l'abbaye.
4° - Dés l'année 842, Saint-Laurent ne faisait plus partie de Chalon, et cette circonstance nous amène à donner quelques explications.
Les fils de Louis le Débonnaire s'étaient partagé l'héritage de leur père. Louis de Bavière avait eu la Germanie avec les villes de Worms, de Spire et de Mayenne, et avait reçu par là le XXXXXXX de Germanique.
Lothaire conservant le titre d'empereur avait eu L'Italie, la Provence, le auphiné, la Savoie, le Lyonnais, la Haute Bourgogne, et tous les pays enclavés entre le Rhône, le Rhin, la Saône, la Meuse et l'Escaut.
Charles, surnommé le Chauve, avait conservé la Bourgogne proprement dite qui comprenait tout ce qui est au-dessous du Rhône et de la Saône, c'est-à-dire Lyon, Mâcon, Saint-Gengoux, Chalon, Autun, Nevers, Beaune, Dijon, Avallon, Auxerre, Longres, Saint-Jean-de-Losne.`
C'est à dater de ce partage que Saint-Laurent, portion de l'empire, ne fit plus partie du royaume de France et dès lors se détacha de Chalon. La Saône était donc la limite de l'Empire et du Royaume. Sur la rive droite de Chalon au Roi de France, sur la rive gauche Saint-Laurent à l'empereur Lothaire.
Cette division plus tard abolie s'est conservée dans une tradition du pays. Ainsi nos mariniers, quand ils veulent se diriger du côté de Saint-Laurent, disent encore "empi", empire, et s'ils veulent atteindre Chalon la rive opposée, ils disent "riaume", royaume.
5° - En 879, sous le règne de Louis II dit le Bègue, sa féodalité se constituant ......
Les Chalonnais, par décision de Louis le Débonnaire, comme nous l'avons vu, devint un Comté indépendant du Duché de Bourgogne ; son étendue à cette époque est difficile à circonscrire, nous lui donnerons pour limite les XXXXXX voisins :
Au Nord, Beaune et Autun, au matin le Comté de Bourgogne comprenant la rive gauche de la Saône et notamment Saint-Laurent, au Midi le Mâconnais, au soir Bourbon-Lancy, car alors le Comté de Chalon prenait la Baronnie de Charolles.


Chapître VI - De 1032 à 1361
REGNES DE ROIS DE FRANCE DEPUIS HENRI Ier JUSQU'A CHARLES V
p. 81 à 93


1° - Assiette de Chalon -1032 à 1361
La ville avait conservé la forme de son enceinte, alors tellement en ruine qu'il était fort difficile d'y pénétrer, même pour les simples approvisionnements, remparts tombés, chaussées détruites, eaux stagnantes, tout contribuait à rendre cet abord presque impraticable.
Aussi, en 1350, le régent Charles qui gouvernait le duché de Bourgogne pendant la minorité de Philippe de Rouvres, de concert avec l'évêque et le chapître, autorisa-t-il l'apposition de certains péages, dont les revenus furent consacrés à cette dépense urgente.` Les quelques fortifications créées dans cette période n'étaient que des annexes isoplées au plan primitif, ainsi ça et là des tours étaient créées.
Voici la nomenclature de celles existant alors tant anciennes que nouvelles : à l'impasse de la Gravière, la tour des Ecorcheurs ou des Gaudes qui était récente, le nom de moins le laisse supposer ; au Port Villiers était la Tour Lubert ou Lambert.
6° - Les Foires
Chalon sur les bords d'une rivière parfaitement navigable communiquant par le Rhône, jusqu'à la mer, était devenu alors fort important par ses foires


Chapître VII - De 1362 à 1483
DE CHARLES V A LA FIN DU REGNE DE LOUIS XI
p. 113 à 122


1° - De l'assiette de Chalon
Dans la période précédente nous avons vu que, de 1362 à 1483, la forme primitive de la ville (un écu) tendait à s'effacer soit par suite de son extension, soit surtout comme conséquence du mauvais entretien de ses murailles. Dans la période que nous étudions, l'accroissement ne fut pas très sensible mais malgré quelques faibles réparations, les ruines de l'enceinte n'ayant fait qu'augmenter, la forme primitive tendait d'autant plus à
disparaître.
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Ce coup d'oeil jeté en arrière aussi en raccourci que possible pour ne pas nous répéter, nous allons maintenant faire connaître les annexes intérieures et extérieures qui se trouvent dans la période actuelle, lesquelles en somme ne furent pas considérables. A l'intérieur, les maisons qui étaient pour la plupart en bois sont construites en pierres et mieux bâties, les rues non pavées commencent à l'être, en 1370 Philippe le Bon autorise les habitants à prélever le seizième du vin pour parer à cette dépense ; les anciennes fortifications en fort mauvais état sont dans plusieurs endroits réparées, en 1400, le même Duc consent à cet effet un impôt sur le sel, et en 1433 le Châtelet fort peu à l'abri d'une escalade est quelque peu fortifié.
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Ce côté Nord de notre ville exploré, envisageons les innovations opérées côté Sud. Le pont de bois communiquant de Chalon à Saint-Laurent et dont l'existence est certaine dès l'année 1224 tomba (il fut emporté par la vitesse des eaux) sous le duc Jean, c'est-à-dire de 1404 à 1419, et le duc, pour le faire reconstruire, permit la fabrication de mille marcs d'argent fin frappés à la monnaie de Saint-Laurent. Cette somme ne suffit plus, Philippe Le Bon en 1422 donna trois cents livres à ce sujet, en 1449 les travaux étaient terminés ou à peu près terminés car dans le pas d'armes du Seigneur de Salain ilest parlé de ce pont en voie de complète exécution.
Cependant, tout ne fut terminé qu'en l'année 1508, et cette date n'incombant pas au présent chapître, nous renvoyons au suivant pour compléter la description de cet édifice qui unit la ville à Saint-Laurent (Disons seulement qu'en tête du pont de cette époque par motif de sûreté publique, on avait construit une grosse tour carrée fort élancée et flanquée de petites tourelles à laquelle venaient se relier des vieux murs d'enceinte à base romaine.
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Chapître VIII - De 1483 à 1610
p. 149


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Les rois François Ier, Henri II, François II, et Charles IX en fortifiant la ville développent dans une nouvelle enceinte
tous ces accroissements successifs.